Vient de paraître : Magico-religieux et marronnabilité dans l’espace des Guyanes, essai

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De Valladolid en 1551 à la seconde abolition en 1848, puis du 17è siècle à nos jours, deux périodes, deux temps se superposent et s’entremêlent. Le temps de l’esclavage et celui du marronnage. Le premier est celui des maîtres, l’autre des esclaves. L’un est figé dans l’assurance qu’un dieu unique justifie l’horreur, l’autre est le mouvement suivi sur le layon de libération qu’ont tracé les esprits et les dieux emmenés avec soi depuis l’Afrique.L’abolition s’est faite, mais qu’en est-il du marronnage aujourd’hui ?

Le Marron s’est auto-libéré du joug du maître. Terreur et souffrance ne l’ont pas arrêté. Mais est-il outillé pour résister à l’emprise de la société actuelle, uniformisante ? Depuis la départementalisation de 1946, il faut résister encore.

Résister à l’assimilation, c’est refuser la dissolution dans un mode de vie où ses coutumes, ses dieux, ses esprits, n’ont pas de place, quand c’est en s’appuyant sur ces croyances mêmes que le Marron a forgé une société stable pendant trois siècles. C’est cette cohésion sociale qui est désormais l’enjeu du marronnage aujourd’hui.

La survie a un prix, les Businenge le savent. Un prix qui a ses ésotérismes, cachés derrière des règles qui se révèleront en expérimentation : tout d’abord la rigueur, la droiture, la complémentarité mais aussi la conjonction des contraires qui, dans la lutte, impose l’égalité. L’égalité entre les hommes, également entre les hommes et les femmes. Ces femmes qui, en marronnant, ont gagné leurs places cardinales dans la formation des sociétés nouvelles, sociétés matrilinéaires et matrifocales.

Les Abolitions, comme l’émancipation historique tardive, avaient pendant des générations été précédées par des marronnages, au Suriname surtout mais aussi en Guyane, suivis d’auto-libérations pour lesquelles les croyances africaines transposées – ou emportées et transmises – ont joué un rôle fondamental, unique, à l’échelle de plusieurs nations marronnes tout-entières et de leurs milliers de descendants aujourd’hui. Un concept résume ces dynamiques psycho-sociales auto-émancipatrices et fortement magico-religieuses : c’est l’obia. Celui-ci est perçu par tous les Marrons comme système social en résistance perpétuelle contre l’oppression quelle qu’elle soit, physique, spirituelle ou culturelle. Cette dynamique magico-religieuse sera largement présentée dans le présent ouvrage. La résistance et la créativité sont plurielles.

L’heure est toujours à la décolonisation.

Acheter le livre : Magico-religieux et marronnabilité dans l’espace des Guyanes, essai

Auteur : Joël Roy

sur le site de l’éditeur : Dictus Publishing, Saarbrücken, jan. 2017
ISBN : 978-3-659-55975-4
Prix : 17, 80 €
https://www.morebooks.de/store/fr/book/magico-religieux-et-marronnabilit%C3%A9-dans-l-espace-des-guyanes/isbn/978-3-659-55975-4

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